12.11.2010
Nicolas Beauzée
Nicolas Beauzée
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Nicolas Beauzée, né à Verdun le 9 mai 1717 et mort à Paris le 23 janvier 1789 est un grammairien français.
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Nicolas Beauzée fut professeur à l’École militaire et fut élu à l’Académie française en 1772. Il exposa de manière méthodique, claire et agréable les principes de la grammaire dans sa Grammaire générale, ou Exposition raisonnée des éléments nécessaires pour servir à l’étude de toutes les langues (1767). Selon le chevalier de Boufflers, « il se fit remarquer, dans tous ses écrits, par une grande rectitude de jugement et par une finesse de conception rare », mais d’autres lui ont reproché une excessive recherche de subtilité, confinant parfois à l’obscurité. Marie-Joseph Chénier le qualifie d’ouvrage « souvent neuf, toujours utile, et qui le serait bien davantage, s’il ne repoussait les lecteurs par un style à la fois sec et diffus ». Après Dumarsais, il a écrit les articles consacrés à la grammaire dans l’Encyclopédie. Ils ont été réunis en volume avec ceux deJean-François Marmontel sous le titre de Dictionnaire de grammaire et de littérature (1789). Il est également l’auteur d’une Exposition abrégée des preuves historiques de la religion (1747), d’une édition augmentée desSynonymes de l’abbé Girard (1770), d’une Grammaire générale (1767) et de traductions de Salluste et de Quinte-Curce. Biographie [modifier]
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Louis Bazin
Louis Bazin
| Louis Bazin | |
| Naissance | 20 décembre 1920 Caen |
|---|---|
| Nationalité | |
| Profession(s) | Linguiste |
Louis Bazin, né à Caen le 20 décembre 1920, est un orientaliste français.
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En 1939, il intègre l'École normale supérieure de la rue d'Ulm. Il est agrégé de grammaire trois ans plus tard. En 1942, il commence l'étude du turc sur les conseils du professeur Joseph Vendryes. À sa sortie de l'ENS, en 1943, il devient chargé de recherche au Centre national de la recherche scientifique, tout en poursuivant ses études à l'École nationale des langues orientales vivantes. En avril 1945, le gouvernement français l'envoie à Ankara pour y perfectionner son turc. Il y passera 3 ans et demi avec sa famille. En 1949, il devient professeur délégué, quand son professeur Jean Deny, prend sa retraite, puis, en 1957, professeur titulaire à l'ENLOV (devenue ensuite Institut national des langues et civilisations orientales, INALCO). Dès 1950, il est aussi directeur d'études à l'École pratique des hautes études (IVe section). En 1978, il devient maître de conférences, puis, à partir de1980, professeur des universités, à l'université Paris-III, Sorbonne nouvelle. Parallèlement ses activités d'enseignement, il est directeur de l’Institut d’Études turques de l’Université de Paris, puis de l’Université de Paris III, Sorbonne Nouvelle, entre 1960 et 1989. Avec Robert Mantran, puis Gilles Veinstein, il est l'un des plus grands turcologues français de la deuxième moitié du xxe siècle. Louis Bazin est membre de la Société asiatique (dont il a été vice-président), de la Société de linguistique de Paris, de la Société Ernest-Renan (Paris), de la Société orientaliste hongroise, de la Deutsche Morgenländische Gesellschaft, de l’Union internationale des Études orientales et asiatiques (dont il a été trésorier, secrétaire général, puis vice-président), de l’Akademie der Wissenschaften und der Literatur zu Mainz et de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (élu le 22 octobre 1993 au fauteuil de Claude Cahen). Il est vice-président de la Societas Uralo-Altaica et président de la section des langues et civilisations orientales du CNRS. Interview de Louis Bazin en 1994Biographie [modifier]
Hommage [modifier]
Décorations [modifier]
Interview [modifier]
Ouvrages [modifier]
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La proposition conditionnelle
La conditionnelle joue, dans la phrase, le même rôle qu'un complément circonstanciel de condition, dans la proposition. Elle indique à quelle condition se fait l'action exprimée par le verbe de la proposition dont elle dépend. Je lui parlerais si c'était nécessaire (en cas de nécessité). La conjonction de condition par excellence est "si". Le mode du verbe de la conditionnelle par "si" est l' indicatif. Il mange, s'il a faim Il convient de distinguer deux cas selon le mode du verbe de la principale : indicatif, subjonctif, impératif, d'une part,conditionnel de l'autre. 1. le verbe de la principale est à l'indicatif : il s'agit d'une simple hypothèse et les temps des propositions se correspondent directement (Si tu pars tout de suite, tu arriveras à temps. S'il a dit cela, il a eu tort). Notez : le futur et le conditionnel sont exclus. On emploie le présent (ou une périphrase) à la place du futur, et lepassé composé à la place du futur antérieur. (Si tu admets cette opinion, tu as tort. Si tu as admis cette opinion, tu as eu tort. Si cela vient à se reproduire, nous prendrons des mesures). Si le verbe de la principale est au subjonctif ou à l' impératif, rien ne change pour le verbe de la conditionnelle (Qu'il se mette au travail, s'il est prêt). 2. le verbe de la principale est au conditionnel : la condition est seulement imaginée ou même présentée comme irréelle. On emploie l' imparfait ou le plus-que-parfait dans la subordonnée (Tu aurais tort, si tu admettais cette opinion. Tu aurais eu tort, si tu avais admis cette opinion). Selon que les faits concernent le présent, le futur ou le passé, on parle "d'irréel du présent" (Je serais satisfait, si j'avais un bon outil = maintenant), de "potentiel" (Je serais satisfait, si j'avais de ses nouvelles avant la fin de la semaine), "d'irréel du passé" (J'aurais été satisfait, si j'avais eu de ses nouvelles avant qu'il revienne). Lorsque les faits concernent le passé, on trouve parfois le plus-que-parfait du subjonctif, soit pour les deux verbes, soit pour l'un des deux seulement. (Je fusse parti, s'il ne m'eût parlé. Je l'aurais remercié, s'il fût venu. Je l'eusse remercié, s'il avait été présent). Notez : Il faut prendre garde de ne pas confondre, "si" conjonction, et "si" adverbe introduisant une complétive interrogative. Après "si" marquant une condition, le mode conditionnel est interdit (Si j'aurais su??). La conditionnelle peut être introduite par diverses conjonctions ou locutions. Son verbe se met au subjonctif après : "à condition que, à supposer que, à moins que, pour peu que, pourvu que, en admettant que, supposé que, soit que...soit que, soit que...ou que, Son verbe se met à l' indicatif après : "selon que...ou que, suivant que...ou que, dans la mesure où". Son verbe se met au conditionnel après : "quand, quand bien même, alors même que". "Au cas où" admet le conditionnel ou le subjonctif.La proposition conditionnelle
Il mangera, s'il a faim
Il mangerait, s'il avait faim.
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La proposition comparative
La comparative joue, dans la phrase, le même rôle qu'un complément circonstanciel de comparaison, dans la proposition. Elle répond aux questions "comment?, comme qui?, comme quoi?". Tu as parlé comme je l'aurais fait à ta place. Elle exprime plusieurs nuances par rapport au verbe principal. 1. Un rapport de proportion : elle est introduite par "que", annoncé par : "suivant, selon, au fur et à mesure, à mesure, d'autant plus, d'autant moins". Vous avancerez d'autant plus vite que vous serez moins chargé. 2. Un rapport d'égalité : elle est introduite par "que", annoncé par : "tel, de même, si, tant, aussi, autant". Il est aussi grand que tu l'étais à son âge. 3. Un rapport de ressemblance : elle est introduite par "ainsi que, de même que, comme". Tu me regardes comme me regardait ta mère. La comparative est très souvent elliptique (Il s'est battu comme un lion). Elle se confond alors avec le complément circonstanciel de comparaison. Elliptique (réduite à un seul mot "comme, que"), elle peut fusionner avec une conditionnelle (Il me parle comme s'il était menacé), ou avec une temporelle (Il était habillé comme quand nous nous sommes rencontrés). Son verbe se met : - à l' indicatif lorsqu'il exprime un fait considéré dans sa réalité (Tu le feras comme je l'ai fait). Source : La proposition comparative
- au conditionnel lorsqu'il exprime une simple éventualité (Tu l'as fait comme je l'aurais fait à ta place).
- au subjonctif parfois, avec : "autant que" et le verbe "pouvoir" (Tu l'as fait? autant que je sache).
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La proposition circonstancielle finale
La finale joue, dans la phrase, le même rôle qu'un complément circonstanciel de but, dans la proposition. Elle répond aux questions "pour quoi?", "en vue de quoi?". Elle indique dans quelle intention, dans quel dessein, se fait l'action exprimée par le verbe dont elle dépend. Elle est introduite par les locutions : "afin que, pour que, à seule fin que, de peur que, de crainte que, dans la crainte que". Il crie de plus en plus fort, afin que tout le monde l'entende. La position de la finale est libre, elle suit, coupe, ou précède, la proposition dont elle dépend. Notez : elle commence régulièrement par la seule conjonction "que" pour éviter une reprise (Je te téléphone pour que tu viennes et que tu manges avec nous); après un verbe à l 'impératif, ou interrogatif (Viens ici que je te fasse réciter ta leçon). Le mode de la finale est le subjonctif, le but relève en effet du souhait. Il parle doucement pour qu'on ne l'entende pas. Voir aussi : Concordance des tempsLa proposition circonstancielle finale
Il insiste, de crainte que tu ne viennes pas.
Il parlait doucement pour qu'on ne l'entendît pas.
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La proposition concessive
La concessive indique qu'il n'y a pas eu la relation logique attendue, entre le fait qu'exprime son verbe et le fait exprimé par le verbe principal. Il sort sans parapluie bien qu'il pleuve. On parle aussi pour les concessives de propositions d'opposition (oppositives) ou de propositions adversatives. Elle est introduite par : "quoique, bien que, encore que, malgré que (dont l'emploi est discuté). Mais elle peut avoir bien d'autres mots de liaison : les relatifs indéfinis "qui que, quoi que, où que, quel(le)(s) que" (Il viendra quoi que tu fasses); la locution "sans que" au sens de "bien que... ne... pas" (Il a bon cœur sans que cela se voie); les locutions "tandis que, alors que, au lieu que, loin que, quand bien même". La position de la finale est libre, elle suit, coupe, ou précède, la proposition dont elle dépend. Notez : elle commence régulièrement par la seule conjonction "que" pour éviter une reprise (Il sort sans parapluie, bien qu'il pleuve et que je l'ai averti). La concessive se met au subjonctif avec : "bien que, quoique, encore que, sans que" (Il en est très amoureux sans qu'il y paraisse. Il est sorti bien qu'il soit malade). Elle se met à l' indicatif ou au conditionnel avec : "alors que, tandis que, au lieu que, alors même que" (Tu es sorti alors que tu devrais te soigner). Notez : "tout...que" hésite entre le subjonctif et l' indicatif (Tout grand qu'il est. Tout grand qu'il soit). Voir aussi : Concordance des tempsLa proposition concessive
Il souriait, bien qu'il souffrît.
19:17 Publié dans La proposition concessive | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La proposition causale
La causale joue, dans la phrase, le même rôle qu'un complément circonstanciel de cause, dans la proposition. Elle répond à la question "pourquoi?", "à cause de quoi?". Elle indique pourquoi, pour quelle raison, se fait l'action exprimée par le verbe de la proposition dont elle dépend. Il mange parce qu'il a faim. La causale est introduite par : "parce que, puisque, comme" on y ajoute parfois "vu que, étant donné que, attendu que, sous prétexte que. La position de la causale est libre : elle précède, coupe, ou suit, la proposition dont elle dépend. Il a eu une récompense, parce qu'il a bien fait son travail. Elle peut être elliptique et même se réduire au seul "parce que" dans les réponses rapides. Pourquoi tu ne veux pas? - Parce que! Notez : elle commence régulièrement par la seule conjonction "que" : pour éviter une reprise (Puisque je suis de sortie, et qu'il fait beau, j'irais au bois); après une principale interrogative (A quoi rêve-t-il, qu'il pleure et geint dans son sommeil?); avec "c'est", "ce n'est pas", "non" (S'il ne veut pas venir, c'est qu'il a été déçu par la dernière réunion). Le mode, dans la causale, est l' indicatif. On trouve parfois le subjonctif, lorsque la cause est présentée comme fausse ou douteuse. Les mots de liaison sont alors : "non que, non pas que, ce n'est pas que". Ce n'est pas qu'il craigne ton jugement, mais il préfère te présenter un projet achevé. Notez : si les mots de liaison sont suivis de "parce que", le verbe retrouve indicatif (Ce n'est pas parce qu'il craint ton jugement, mais il préfère te présenter un projet achevé.).La proposition causale
Parce qu'il a bien fait son travail, il a eu une récompense.
Il a eu, parce qu'il a bien fait son travail, une récompense.
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La proposition consécutive
La consécutive joue, dans la phrase, le même rôle qu'un complément circonstanciel de conséquence, dans la proposition. La consécutive indique le résultat de l'action exprimée par le verbe dont elle dépend. Les mots qui l'introduisent sont variés et ne sont pas spécifiques à la consécutive. "De façon que, de sorte que, de manière que, en sorte que" qui, originellement, impliquent la manière, peuvent exprimer la conséquence (la manière étant alors, la plupart du temps, exprimée par un adverbe). Il a combattu vaillamment de sorte qu'il a triomphé. "Que" annoncé, de près ou de loin, par "tant, tellement, si, si bien, à tel point", et par l'adjectif "tel" pouvant se combiner avec divers mots "de telle façon, de telle manière, de telle sorte, à tel point". Il est si violent qu'il nous fait peur. "Pour que" et "sans que" (Tu es trop farfelu pour qu'on te prenne au sérieux. Il a fait cela sans que je m'en aperçoive). Notez : elle commence régulièrement par la seule conjonction "que" pour éviter une reprise (Il fut surpris au point qu'il se tut et qu'il s'en alla). La consécutive suit toujours le verbe dont elle dépend, sauf avec "pour que". Le mode de la consécutive est l' indicatif. Mais on peut trouver le subjonctif lorsque la conséquence se réaliserait si le fait principal lui-même n'avait pas lieu. Il faisait trop froid pour qu'il se baignât. Cette construction peut se trouver avec : "pour que", "sans que"; après une principale négative ou interrogative; après "faire, faire en sorte que". Faites en sorte qu'il n'en sache rien Es-tu si égoïste qu'il faille t'éviter. Voir aussi : Concordance des tempsLa proposition consécutive
Le bruit est tellement fort que les voisins ont protesté.
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La proposition circonstancielle
La circonstancielle joue, dans la phrase, le même rôle qu'un complément circonstanciel, dans la proposition. On les appelle parfois adverbiales. Il partira quand la nuit viendra. Elles sont introduites par des conjonctions de subordination diverses. Il reviendra quand tu lui auras pardonné. D'après leur sens, on classe les circonstancielles en sept catégories : temporelle Source : La proposition circonstancielle
Il partira au soir.
Il reviendra si tu lui pardonnes.
Il reviendra bien que tu ne l'aies pas pardonné.
consécutive
causale
concessive
finale
comparative
conditionnelle
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La proposition temporelle
La temporelle joue, dans la phrase, le même rôle qu'un complément circonstanciel de temps, dans la proposition. Elle répond à la question "quand?". Il s'est éloigné pendant que je ne le surveillais pas. Mais au lieu d'exprimer une date ou une durée, la temporelle précise que l'action exprimée par le verbe dont elle dépend à lieuavant, pendant ou après l'action exprimée par son propre verbe. - le fait exprimé par le verbe principal est antérieur à celui exprimé par le verbe de la subordonnée : "avant que, jusqu'à ce que, d'ici que, d'ici à ce que". Le verbe de la subordonnée est au subjonctif. Je le verrai avant qu'il parte. Notez : "jusqu'à ce que" introduit parfois l'indicatif, lorsqu'on veut marquer la réalité du fait (Le train s'arrêtait à chaque gare jusqu'à ce qu'apparut la Loire). On peut utiliser, avec moins d'effet "jusqu'au moment où". - les deux faits sont simultanés : "comme, pendant que, tandis que, en même temps que, quand, lorsque, alors que, au moment où, à l'heure où, à présent que, maintenant que", etc. Le verbe de la subordonnée est à l' indicatif. Il s'écroula pendant qu'il me parlait. - le verbe principal exprime un fait postérieur à celui exprimé par le verbe de la subordonnée : "après que, dès que, depuis que, une fois que, sitôt que, quand, lorsque", etc. Le verbe de la subordonnée est à indicatif. Je fermerais la porte une fois que vous serez sorti. Notez : "après que" exige, d'après la règle, l'indicatif (Ils sortirent après qu'il eurent parlé et non ...qu'ils eussent). Voir aussi : Concordance des temps, Règle 1-3, 2-4 La proposition temporelle
Tu l'entendras jusqu'à ce que tu sois revenu à de meilleurs sentiments.
Tu ne bougeras pas d'ici que tu n'aies demandé pardon.
Je lisais au moment où il arriva.
Nous partirons quand nous aurons fini.
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